DDoS, Distributed Denial of Service attack, Place de la Bastille

Jean-Benoit Lallemant – Richard Louvet

 

10 m3, 10,000 carton cubes, numbered 1 to 10000, folded 10×10 cm each.

Each one is printed with a different image on Invercote G 260 g/m2.

 

Partners :
Printed on Invercote G 260 g/m² produced by Iggesund Paperboard.
Shaping, Imprimerie des Hauts de Vilaine.

Thanks : Kevin Lafaye, software designer.

 

2015

 

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DDoS, Distributed Denial of Service attack, Place de la Bastille is a barricade of photographic paving stones. Each image represents a segment of Place de la Bastille taken from Google Street View and focusing on a particular texture, such as sky, housing, vehicle, vegetation, surfacing, onlookers etc. The barricade emerges from the street: an ephemeral, spontaneous, disorganised collection of urban pieces. It’s a rampart of popular insurrection symbolising the fight against the authority of the powers that be.

In a time of modern revolution where the internet plays a predominant role, DDoS, Distributed Denial of Service attack, Place de la Bastille uses a simple stack of paper in the physical space to represent the eponymous hacking technique that involves saturating a site through a simultaneous attack of a mass of identical, interconnected programs.

The profusion and saturation of the images in the piece destroy the digital apparatus and deconstruct the power play. The development of the public domain in a binary, market-oriented way includes spaces for future hybrid revolutions. The piece is voluminous but can be reduced to the silence of storage, a chaos of photographic textures that offers a perspective on connected revolution.

 

<(Fr.)DDoS, Distributed Denial of Service attack, Place de la Bastille sont des barricades constituées de pavés photographiques. Chaque œuvre de cette série se focalise sur une place publique chargée d’un passé révolutionnaire. Ces pavés de papier sont recouverts des vues que propose Google Street View pour la place en question. Chacun se focalise sur une texture : ciel, revêtement, habitation, véhicule, végétation, badauds… Émergeant de la rue, éphémère, spontanée et désorganisée, la barricade est formée de morceaux urbains. Rempart des insurrections populaires, elle symbolise à elle seule la lutte contre l’autorité des pouvoirs en place.

À l’heure des révolutions modernes où l’internet joue un rôle prédominant dans les soulèvements populaires, DDoS, Distributed Denial of Service attack, Place de la Bastille rejoue à partir d’une simple ramette de papier déployée dans l’espace physique la technique de hacking du même nom qui consiste à saturer un site par l’attaque simultanée d’une masse de programmes identiques interconnectés (botnet).

À son tour, la profusion et la saturation de ces images ruinent l’appareil numérique et déconstruisent les rapports de forces. Le développement sur un mode binaire et marchand du domaine public étend ainsi les espaces de luttes pour de futures révolutions hybrides. Volumineux mais possiblement réduit au silence du stockage, ce chaos de textures photographiques est une prospective sur les révolutions connectées.>

 

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